Lunch à la Fabulerie…..

Vendredi 27 octobre, un lunch aux couleurs végétales locavores et biologiques, pour accompagner une formation d’élus de l’agence ATD 13, un magnifique moment, un lieu inspirant, une équipe fantastique.

Les personnes ont beaucoup aimés, ma prestation de service en Dégustologie, un éveil sensoriel complet, la Fabulerie possède une cuisine,  les parfums de la cuisine ont donné le ton du Lunch,  les questions fusaient,  une ambiance chaleureuse, tant par les saveurs que la composition de la formation et de l’Equipe de la Fabulerie, un moment joyeux et bienveillant, merci à toutes et tous, quelques photos de ce moment en couleurs ……..

Un lunch chez vous ?

Contact: Corinne Ben Soussan Cheffe Dégustologue : corinneladegustologie@gmail.com pour un devis.

Le site de  La fabulerie

Récit de voyage ….

 

Récit de voyage de Olivier Reins

J’ai eu la chance lors d’un passage à Marseille de découvrir, une tablée en Dégustologie de Corinne Ben Soussan. Ce fut une expérience riche et instructive. Riche par la finesse et l’association nouvelle de goûts et de saveurs, harmonisés savamment par Corinne qui semble composer l’assiette Sensorielle, comme un peintre ou un parfumeur. Comme eux il m’a semblé, elle imaginait et visualisait, avant même de cuisiner, les ingrédients et les techniques pour créer une fresque. J’ai ainsi découvert de nouvelles saveurs et associations qui se libèrent en bouche dans des évocations de paysages lointains.
Instructive expérience aussi grâce aux explications de Corinne sur l’origine et la façon de ces ingrédients et préparations. Certains légumes, fruits ou herbes m’étaient tout à fait inconnus. D’autres, plus familiers, se dévoilaient sous de nouvelles facettes grâce à des accords inhabituels. Enfin des condiments étaient extraits de petits bocaux qu’elle avait préparés des mois auparavant et laisser à décanter.
Cette dégustation démontre la richesse infinie de la Dégustologie et la subtilité dont elle est capable. Mais elle confirme aussi que cette exploration, aussi bien pour la dégustologue que pour son hôte, est un long apprentissage, finalement comme les autres arts…

Récit de voyage …

Le récit de voyage de Marie Christine.

« Une palette de couleurs bien sages, rangées par petites touches de matières, de textures… Promesses de sensations, d’arômes, de saveurs encore réservées, menues cachotières.
Car il faut assister à l’avènement d’une des assiettes sensorielles, gustatives, toujours unique, de Corinne pour prétendre aborder cet art si énigmatique et envoûtant qu’est le sien.
Aux antipodes du-dit « culinaire ».
Il faut observer la concentration de Corinne lorsqu’elle réunit ses complices, suivre la minutie et l’agilité de ses doigts, leur dialogue enlevé avec les instruments à trancher, découper, émincer, piler, pulvériser, pour se convaincre d’oser…
Il faut saisir au vol la vision des figures inattendues, des nuances subtiles au profil délicat et fugace, le flamboiement des couleurs qu’offre le geste sûr, juste, de Corinne dès qu’elle s’empare d’un des éléments de sa future composition pour admettre combien cette vision cogne au regard puis aux narines, les sidère. Le palais piaffe.
Il faut suivre la démarche de Corinne pour mesurer, de ces racines modestes, de ces légumes, fruits, agrumes et autres familiers de nos tables, la valeur des trésors qui se cachent sous ces gangues sans fards.
Au fil de la manoeuvre, Corinne loue ses partenaires. En tête de parade, les stars d’aujourd’hui, les betteraves, la Crapaudine et la Chiogga, les carottes, la violette, la noire, la rouge, le chou rouge, l’endive rouge…
Sur la composition de l’assiette elle-même hors les ci-dessus, au centre, une cuillerée de lentilles tiède, auréolée d’une cuillerée de combawa lacto fermenté, d’une autre de carotte orange de Chantenay, d’un quartier de pamplemousse rose, le tout saupoudré de raifort en poussière, de betterave en poussière, de cacao épicé, de sel rose et de mystère dont celui de ses « terres » parfumées.
Comprenez que je l’entame avec précautions, cette assiette!
Par petites bouchées, sans mélange, que je dois prendre le temps de mâcher, me recommande Corinne.
Et je découvre vite pourquoi. Je ne la mange pas, je ne m’en nourris pas, je ne la déguste même plus. Je viens d’embarquer pour un voyage… en moi.
Chaque mastication me pousse plus loin, au large de rivages [re]connus… en moi mais en terre étrangère. Je me sens soudain heureuse, excitée de tant d’inépuisables ignorances à explorer encore, de tant à vivre d’explosions de parfums, de saveurs, de sensations plurielles, indescriptibles mais si précises, si distinctes!
Toutes ces sensations sont celles que Corinne a choisies pour elle et moi durant sa préparation. Celles que nous partageons à présent, à fond dans l’instant, mais à part.
Quoi de plus normal : comme toute oeuvre d’art, le dialogue qu’elle entame avec vous, si vous l’écoutez bien sûr, n’a jamais rien à voir avec celui qu’elle offrira à l’attention, l’appropriation, d’autrui!
Ces sensations si intimes et qui me remuent tant que j’aimerais, là, n’en jamais revenir, sont les miennes en propre.
Mon hôte, à mes côtés, découvre, éprouve les siennes, s’en épate et même s’en surprend encore. J’en suis soufflée! »
Me voici simplement en Dégustologie.
Merci, l’artiste. Merci, Corinne Ben Soussan.